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L'habillage de la saline - fares en détail

Pendant l'hiver, la saline est noyée - remplie d'eau de mer - pour la protéger du gel. Avec les vents d'hivers, les vagues détériorent les ponts. De plus, les fares - bassins de chauffe - sont salis par le dépôt de sédiments organiques et minéraux contenus dans l'eau de pluie.

Par conséquent, le paludier va habiller sa saline le plus tôt possible - la remettre en état -, afin d' être prêt à  mettre de l'eau de mer à tourner sur sa saline dès les premiers beaux jours.

Photo 1
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Dans un premier temps, le paludier va algir sa saline, c'est à  dire qu'il va la vider de son eau douce tombée pendant l'hiver. Cette opération s'effectue toujours pendant un mort d'eau (marée de petite amplitude).

Le paludier va couper les ponts afin de faire tomber l'eau de ses fares dans les oeillets. (photo 1)

Photo 2
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Ensuite, il coupe tous les ponts avec sa boyette (pelle) afin de les délimiter. Cette opération permettra de les ponter ultérieurement plus facilement.

Il va bouter les fares, c'est à  dire qu'il va pousser la vase, sédimentation organique et minérale, à  l'aide de son boutoué et toujours avec un film d'eau afin de bien décoller les algues vertes appelées “le limu”. (photos 2, 3 et 4).

Photo 3
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Photo 4
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La vase est alignée près des ponts et l'excédent est emmené au talus afin de la jeter plus tard à  l'aide de la boyette.

Tous les jours, le paludier va serrer la vase afin de la rapprocher le plus près possible du talus (photo 5). La vase sèche et réduit en quantité de jour en jour, on dit qu'elle raidit.

Photo 5
Photo 5
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Au bout de quelques jours, la vase est dure et moins volumineuse, on peut donc la jeter sur le talus. Mais les pluies de début de printemps peuvent retarder d'autant plus cette opération.

Vient ensuite le graissage des ponts : le paludier va remettre une couche de vase sur les ponts, qui en séchant se transformera en argile (photo 6,7). Puis le lendemain il pontera le deuxième côté du pont.

Photo 7
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Photo 6
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Ensuite, les fares resteront à  graller - sécher au soleil - quelques jours afin qu'ils durcissent bien. Cependant, il ne faut pas attendre trop longtemps car sous l'action du soleil, l'argile peut craquer et par conséquent abà®mer le travail réalisé.

Le paludier doit donc quotidiennement surveiller ses marais salants afin de mettre en place la bonne action au bon moment.

Quelques jours plus tard, le paludier mettra l'eau de mer de sa vasière et de son cobier à  tourner sur ses fares.